Réponses aux questions:

 

Des cafards à bord

Bonjour,    En lisant votre rubrique sur le gaz à bord, vous relatez l'incendie dû à la traque d'un cafard. Sur notre bateau, en ce moment aux Antilles, nous avons des cafards depuis un hivernage à terre à Trinidad et ne parvenons pas à nous en débarrasser, malgré fumigènes, pièges et autres aérosols. Avez-vous un conseil à donner ? Nous ne sommes pas en permanence sur le bateau, que nous laissons régulièrement quelques semaines pour des retours en métropole. Merci d'avance et Bravo pour votre site et pour les infos que l'on y trouve  Michel Procoudine

 

Tant que l'on a pas eu de cafards à bord, on ne peut pas imaginer comme il est difficile de se débarrasser de ces petites bêtes. Il faut savoir que ces insectes ne sont pas sales ( à part leurs crottes) et qu'ils ne transportent pas de microbes... Mais c'est désagréable quand on est envahi.

Nous avons connu cela lors de  notre premier voyage sous les tropiques. Nous n'avions pas fait attention et les avons laisser entrer à bord. Il n'y eu plus moyen de nous en débarrasser. Tout au plus, nous avons pu contenir la population à un nombre supportable qui les rendaient quasi invisibles de jour. 

Pour cela il y a de multiples moyens qui ont déjà été décrits:

  • Pièges à cafards que l'on trouve dans les magasins sous les tropiques
  • Mélange lait concentré et acide borique (en pharmacie) disposé dans des petites assiettes à leur taille (capsule de bouteille) un peu partout dans le bateau et qui stérilise les bestioles (à renouveler tous les mois)
  • Bombage des zones surpeuplées avec les risques décrits dans notre rubrique le gaz à bord "voir info pratique"
  • l'enfumage du bateau avec des produits spéciaux: impossible d'y habiter pendant quelques jours. Attention il parait que certains enfumages sont corrosifs notamment pour les fils électriques.
    etc...

Rien n'y fit sauf une chose, RADICALE:    Mettre le bateau à -10° pendant une semaine. probablement qu'il faut moins d'une semaine mais pour nous c'est ce qui s'est passé:
A notre retour des tropiques vers la France, les petites bêtes nous ont accompagnés. C'était l'été, elles ont très bien supportée la température et le mal de mer durant la transat. L'hiver suivant nous habitions à bord et le chauffage intérieur leur procurait une ambiance confortable. Cet hiver là, il y a eu un coup de froid. BaniK a même été pris dans la glace quelques jours sur le canal de la Deûle ou nous étions amarré à Lille. Nous avons déserté le bord durant une semaine, acceptant sans trop nous faire prié, l'hospitalité de la famille. A notre retour à bord: PLUS UNE SEULE PETITE BÊTE VIVANTE ...

Lors de notre deuxième voyage nous n'en avons plus jamais eu à bord. La précaution élémentaire et très efficace, est de vider les courses dans l'annexe, d'y laisser tous les cartons et paquets d'emballage qui seront ensuite re-déposés à terre.

Lors de notre tour du monde, nous en avons attrapé à nouveau au Venezuela, malgré nos précautions. Oh pas beaucoup, on n'en a vu qu'un ou deux. Mais ca se reproduit tellement vite que l'on a craint le pire...
Mais nous avons trouvé dans ce pays un produit dont j'ai oublié le nom et qui est une pâte que l'on applique par petites crottes à l'aide d'une seringue aux endroits préférés des cafards. On en a mis, on en a jamais plus revu. si vous passez au Venezuela achetez en.

 

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