| Sur Banik, les
coulisseaux de grand voile en plastique sont tenus
par deux espèces de manilles, en plastique elles
aussi, qui restent fermées par une petite vis en
inox. Le système est classique et, plus de 17 ans
après la fabrication des voiles, 5 transats et une transpacifique, on doit dire que ça a bien
fonctionné. Nous avons peut-être du remplacer 6 ou 8
coulisseaux et manilles suite à des manoeuvres dans
le mauvais temps. (Pensez à en avoir une dizaine de
rechange). Ce qui commence à lâcher maintenant ceux
sont les oeillets sertis dans le guindant de la
voile. On voit sur la photo 1 qu'ils subissent une
forte oxydation. Lors
des nombreuses manoeuvres de prise et de renvoi de
ris durant la transpacifique, certains oeillets ont
dégagé. Nous avons continué comme ça, la manille
tirant sur la forte épaisseur de toile à cet
endroit.
Une fois à l'escale aux Gambier il faut faire
quelque chose et se débrouiller par soi même car
nous avons encore plus de 1500 milles à parcourir
(via les Marquises et les Tuamotu) avant de trouver
une voilerie à Tahiti.
C'est avec un petit bout de
sangle une paumelle, du fil et une aiguille à
voile que nous avons trouvé la solution.
Comme l'épaisseur de toile est
très importante à cet endroit, il faut utiliser une
petite chignole à main et faire des avant trous pour
l'aiguille. La chignole est indispensable dans la
liste des outils de la caisse voilerie ainsi que
plusieurs mèches de diamètre 2 mm.
La sangle est brûlée à ses
deux extrémités pour éviter qu'elle s'effiloche.
Le fil est passé en double dans une grosse aiguille
à voile.
Coudre une extrémité de la sangle d'un coté de la
voile puis la replier, la passer dans le trou laissé
par l'ancien oeillet et coudre l'autre extrémité de
l'autre coté de la voile.
La couture demande de
l'énergie, Après avoir percé l'avant trou à la
chignole, il faut enfoncer l'aiguille à la paumelle,
retourner la voile et tirer l'aiguille avec une
petite pince qui reste toujours également dans la
caisse à voilerie.
Le plus simple est de regarder
les photos. Les flèches jaunes montrent les coutures
de la sangle de l'autre coté de la voile.
Sur la dernière photo on voit
le coulisseau remis en place avec le nouveau
système.
Une fois arrivés à Tahiti, il
n'y a pas eu d'autres oeillets qui ont lâchés. En
fait ça s'est situé à deux endroits, aux coulisseaux
placés juste au dessus des points d'amure du premier
et second ris. Ce sont eux qui morflent le plus lors
des manoeuvres un peu lentes durant laquelle la
voile bat.
Les nouveaux oeillets en
sangle ont parfaitement tenu, il me semble même que
c'est plus solide que les autres oeillets un peu
oxydés. Pour le moment on laisse les choses comme
elles sont, ça peut très bien tenir le reste de la
vie de la grand voile. |