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La survie dynamique: (Suite)
Pour prendre en charge
soi même l'organisation de sa survie il faut sérieusement y réfléchir, préparer un
équipement qui devra être le plus complet possible et clairement définir les rôles
de chacun car dans les situations extrêmes,
les petits détails prennent beaucoup d'importance.
L'équipement nécessaire pour
une survie dynamique:
Tous ces équipements sont préparés et
vérifiés avant tout départ pour une traversée de plusieurs jours loin des
côtes. Vous verrez que cela n'a rien de comparable avec les bricoles que l'on
trouve dans le radeau de survie obligatoire.
GROS ÉQUIPEMENT (rangé
sur le pont):
A mettre à
l'eau en prenant le soin de tout amarrer ensemble:
La ligne de l'annexe est munie
d'une grande boucle à proximité de son point d'attache au bateau. On y
accroche par un mousqueton rapide les lignes de chaque choses que l'on jette
à l'eau.
L'(es) annexe(s)
insubmersible(s): Elle possède une tente
(rangée dedans) qui nous abritera des intempéries. Elle navigue à la voile,
il y a donc une dérive et un safran attachés dedans.
Lors de nos voyages précédents avec les enfants, nous avions deux
annexes l'une bien toilée devait naviguer avec la moitié de l'équipage, l'autre,
remorquée, aurait servi de dortoir et d'abri à ceux qui se reposent.
Lors de notre prochain départ, nous n'aurons qu'une annexe (nous ne
serons que deux ou trois maximum) elle est assez grande pour permettre
à 3 personnes de s'allonger cote à cote sur le plancher. Voir
l'article sur la construction de l'annexe que l'on appelle : la
Banikette.
Le suiveur:
C'est une caisse profilée, étanche mise à la remorque de l'annexe quand on
veut s'allonger et contenant
tout le matériel de survie. Le suiveur est amarré à l'annexe avant le
départ. Il est stocké sur le pont, à l'intérieur de l'annexe ou il ne
prend pas de place. Il n'est pas à l'intérieur du bateau car dans certaines
circonstances on ne pourra pas aller le chercher (incendie violent, abordage
sévère...)
Le gréement
de l'annexe: Le gréement est rangé dans
une housse en toile qui contient toutes les pièces: mat, livarde, bôme, la
voile et les cordages... Et tous les objets
longs (manche du croc à ferrer le poisson, pagaies, fusil sous marin, arceau
de la tente...). Un cordage bien serré solidarise tout ce matériel et
maintient le paquet ficelé sur la longueur de l'annexe. La Banikette et son
gréement font exactement la même longueur. Au
moment du naufrage l'ensemble est mis à l'eau en une fois. Un petit parre- battage est placé au fond de la housse pour en
assurer la flottabilité au cas ou le paquet se désolidarise du canot.
Les jerrycans
d'eau: Élément primordial de la survie,
ils sont amarrés à la ligne de l'annexe quand on les met à l'eau. Ce qui
suppose de les avoir stockés dans un endroit facilement accessible et d'y
avoir déjà fixé une ligne de 2 à 3 mètres. Il faut laisser un peu d'air
dans les jerrycans pour qu'ils flottent.
LES SACS DE DERNIÈRE
MINUTE: (à l'intérieur):
Un grand sac
(genre sac à voile) est rangé, plié, dans les fonds de la cuisine où on
stocke les boites de conserves. Anik y jette en vrac toute la nourriture
complémentaire qui lui tombe sous la main. Elle ne s'occupe que de cela et
quitte le bateau quand elle ne peut plus y rester en sécurité. Cette
nourriture vient en plus des rations de survie qui sont déjà dans le
suiveur. Ce bonus de nourriture peut être important car il faut plusieurs
jours pour que la pèche commence à donner. Le temps qu'un petit monde vivant
se mette en place à l'abri sous le canot.
Un autre sac
est rangé près de la table à carte. Nathalie y met des objets utiles. Ce ne
sont pas n'importe qu'elle chose prise au hasard dans l'affolement. Une liste
est prête elle doit la suivre.
DÉTAIL DES ÉQUIPEMENTS:
LE SUIVEUR:
C'est une caisse étanche réalisée en
contreplaqué de 5 mm d'épaisseur et recouverte d'un tissus de verre
imprégné de résine polyester. L'avant de cette robuste caisse est relevé
façon étrave d'Optimist pour favoriser un remorquage sans freiner. Cette
caisse est fermée sur le dessus par une porte étanche ce qui la rend
insubmersible. Le suiveur est amarré à l'annexe à voile par un câble
souple en inox, lui même monté sur des ferrures solides. La perte du suiveur
qui est l'armoire pour toutes les richesses des naufragés serait une
catastrophe.
REMPLIR LE SUIVEUR
AVANT LE DÉPART: Le suiveur
contient des boites étanches:
Boite à
pharmacie: Ciseaux, anti-diarrhée,
anti-constipation, crème pour la peau, collyre, anti mal de mer, antidouleur,
désinfectant, gaze, Sparadra, pansements, bandes, garnitures périodiques.
Valium ou autre décontractant: Pour contenir le stress d'une personne plus
fragile. Le moral est l'un des facteurs les plus important pour réussir.
Quelqu'un qui craque peut décourager, par son comportement, l'ensemble du
groupe.
Une poire à lavement permet un système de réhydratation original: En
injectant de l'eau de mer dans l'intestin qui se charge de filtrer
naturellement. Je ne sais pas s'il y a une étude sérieuse sur le système
mais cela vaudrait le coup.
Si certaine personne ont besoin de traitements particuliers, il est prudent de
mettre ce qu'il faut dans cette boite.
Si on a le temps on emporte en plus la pharmacie courante du bord en
retournant le tiroir dans un des deux sacs de dernière minute.
Boite de
navigation : Papier, crayon, gomme,
boussole ou double de compas de relèvement, carte de la zone avec les vents
et courants dominants (pilot chart),
loch à bateau avec la formule de calcul de vitesse écrite dessus,
feuille contenant des formules de navigation simplifiées.
règle de navigation pour tracer la route,
montre bracelet étanche à quartz et réglée à l'heure TU précise pour le
point au sextant.
C'est le matériel minimum
permettant de faire une navigation estimée correcte. Le matériel sera
complété par le sac de dernière minute dans lequel on mettra bien
évidemment le GPS portable.
Un petit thermomètre et un petit
baromètre permettrons de prévoir la météo pour profiter des vents et se
préparer au grain. Voir plus loin la météo.
Boite d'outillage:
Un outil multifonction en inox (pince, canif, scie, tournevis, poinçon, etc.)
Chatterton, fil de fer inox, 2 couteaux inox, pince multiprise, manilles,
garcette, pierre à aiguiser... Nécessaire à couture (fil, aiguilles, toile
à voile, sangle).
Si on a le temps on emporte en plus la caisse à outils courante du bord
vidée dans un des sacs de dernière minute.
Boite de petits
objets: Quelques couverts, ouvre-boite,
Miroir de
signalisation, sifflets, lunettes de soleil, jeux de cartes et jeux de
patience...
Lampe de poche frontale, ça laisse les mains libres et on ne cherche pas ou
on peut la poser,
Lampe de poche NightStar qui est une lampe idéale dans cette situation
: Elle ne peut pas rouiller, elle est étanche et flotte sur l'eau, son
ampoule est hyper résistante et à une durée de 17 ans à raison de 8 heures
d'éclairage par jour . Et surtout elle fonctionne SANS pile.
Lampe à éclats PALight Marine. Elle fonctionne 200 heures en mode
"faible faisceau" et jusqu'à 8 jours en mode
"stroboscope" cela est visible à plus d'un mille et permettra de guider vers soi dans la nuit
le cargo que l'on a contacté avec la VHF portable.
Ces deux lampes géniales sont proposées sur le site www.lampesdepoche.com
Torchons: ça sert à tout: écharpe, chapeau, ménage, bandage...
Paquet de Ziploc, sacs poubelles pour emballer nourriture et vêtements,
Presse purée pour extraire le jus de poisson... Voir plus loin le chapitre
sur la soif,
Piles adaptées à tous les appareils embarqués (lampes de poche, GPS et VHF
portable, transistor ...).
Écopes et éponges: Il faut toujours garder le fond de l'annexe sec pour
préserver les fesses ou pouvoir s'allonger pour dormir,
Disquettes ou CD de sauvegarde de vos applications et fichiers personnels sur le
micro-ordinateur qui lui, sera probablement perdu. A préparer avant le
départ.
Photocopies des papiers d'identité et papiers du bateaux, un peu d'argent,
tabac et briquet .
Boite de pêche:
Hameçons inox de tailles diverses, bas de ligne en inox, émerillons,
cuillères, lignes en nylon sur emmagasineur, plomb de palangrotte, bout de
tissus de couleur pour faire des leurres, crochet à ferrer...
| S'il y a
du vent et que l'on navigue: Dans l'alizé, une annexe à voile et son
suiveur marchent facilement à 2 nœuds. On utilise alors les
techniques classiques de pèche à la traîne que l'on optimise avec
des mouvements de bras sur la ligne.
Des minis dorades
comme celle de la photo peuvent vouloir chercher un abri sous l'annexe
en cas de danger. Elles nagent donc à proximité et se font prendre. |

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S'il n'y a pas de vent, on dérive
(cela peut durer de nombreux jours): On utilise alors les techniques de pèche
type palangrotte ou le crochet à ferrer: Pour démarrer la pèche à la
palangrotte on peut avoir quelques boites de conserve de moules au naturel: Ce
sont d'excellents appâts pour commencer. Il faut cependant les préserver
jusqu'à ce que l'on ait repéré la présence effective de poisson. Ensuite
on utilisera un bout de chaque prise comme appât pour le suivant. Le crochet
à ferrer: Cela peut être un croc en inox ou un énorme hameçon fixé
solidement sur un manche (qui était rangé dans la housse du gréement). Quand une
petite faune s'est organisée sous le canot au bout de quelques jours, il
parait que la pèche au croc est très efficace avec un peu de doigté et
beaucoup de patience (mais on a pas grand chose d'autre à faire): Plonger
dans l'eau le manche muni de son croc recourbé vers le haut. Attendre qu'un
poisson passe au dessus de la pointe (on peut l'y inciter avec un peu d'appât),
relever alors vivement le croc à ferrer. En fait, on harponne le poisson par
en dessous.
Boite de
nourriture: Boites de vitamines et sels
minéraux mélangés,
Rations énergétiques. On trouve pas mal de choses dans le commerce pour
l'alimentation du sportif en plein effort.
Dans les pays moins développés, cela sera moins évident et il faudra
préparer soi même ses rations. On peut considérer que l'apport de
nourriture sera essentiellement des protéines (poissons), les vitamines et
sels minéraux indispensables seront fournis par des complexes en pilules
faciles à trouver et à stocker: Ce qui manquera sera donc essentiellement
des glucides fournissant des calories. (sucre, graisse),
Du produit servant à traiter l'eau pour la conserver. Nous utilisons pour
notre part un produit liquide qui s'appelle Micropur. Il faut en mettre dans
l'eau à l'aide d'une seringue dans un rapport de 1 pour 10 000. Avec un litre
de Micropur on peut traiter et conserver 10 tonnes d'eau. (un petit flacon
suffit).
Ces produits seront complétés par ce qu'on aura pu mettre dans le sac de
dernière minute, pris dans la cuisine, (Penser aux glucides en ramassant la
bouteille d'huile d'olive ou les tubes de lait concentré sucré).
Plastique à
vêtements: T-shirt, bonnets, caleçons
longs, pulls en laine, casquettes et bobs, shorts et pantalons de toile,
chaussettes, coupe-vent, cirés...
Divers:
Pour recueillir et garder l'eau de pluie. (On peut toujours perdre les
jerrycans lors du naufrage ou par la suite): Vaches à eau ou partie souple en
plastique des cubiténaires de vin ou grands sacs plastiques résistants...
Tout contenant pouvant se plier pour ne pas tenir de place et pouvant servir
de réservoir d'eau le moment venu,
Entonnoir et un bout de tuyau souple qui s'y adapte (essayer avant): Pour
amener l'eau qui ruisselle sur la tente vers les récipients,
s'il ne pleut pas: Désalinisateur à main d'eau de mer: l'outil qui nous
sauvera peut-être la vie, c'est dommage que cela soit toujours aussi cher
Un distillateur solaire gonflable sur les parois duquel la chaleur du soleil
condense de l'eau de mer (sans le sel),
Gourdes et gobelets doseur en plastique transparent pour les rations d'eau. Il
est bon d'en avoir deux si on utilise la méthode (voir plus loin) de boire de
l'eau de mer qui doit être mesurée de façon rigoureuse,
Filet à plancton: (apport en vitamine C). Il est fabriqué avec de la soie,
des bas de femme, éventuellement du moustiquaire fin. Un arceau en fil de fer
le garde ouvert pendant qu'on le remorque.
Gonfleur et matériel de réparation si l'annexe est gonflable.
Petit seau: servant, entre autre, d'urinoir, on ne peut pas toujours se pencher par dessus
bord,
Coussins gonflables pour isoler les fesses du fond du canot froid et mouillé
(annexe gonflable sans plancher ?). Un matelas pneumatique permet de
s'allonger et peut être utilisé comme réservoir d'eau.
Couvertures réfléchissantes iso thermiques.
Coffret de fusées: fusées en cours plus les périmées,
Sandows : pour maintenir la barre et des tas d'autres choses, cordages: pour
tenir les bidons, servir de harnais, remorquer quelque chose.
La boite du sextant avec sa calculette programmée pour les points astro et
les modes d'emploi,
Ancre flottante avec sa ligne ???
Masque et tuba...
LE SAC DE DERNIÈRE
MINUTE:
Il y a un certain nombre de
chose à y mettre dès le départ:
Dans une boite étanche: GPS
portable pour la navigation
et
VHF portable pour l'appel des cargos de
passage, des avions, les appels à l'arrivée en vue des côtes.
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On aime
pas du tout les voir de trop près quand on navigue sur le voilier. Mais
c'est souvent un gros cargo comme celui là qui récupère des naufragés. |
Si ces deux importants instruments sont en double et inutilisé en navigation
normale, il est plus sécurisant de les placer de suite dans le suiveur
plutôt que dans le sac qui pourrait être perdu dans la bagarre.
Originaux des papiers d'identité
et des papiers du bateau tout l'argent liquide du bord et les cartes de
crédit.
Au moment du naufrage:
près de la table à carte:
Montre, jumelles, transistor radio, Compas de relèvement, Appareil photo,
réserve de piles.
Voir les chapitres suivants:
Vous
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