Présentation de l'équipage:

Nous avons navigué avec nos enfants, en plusieurs voyages, jusqu'en 1997.
Puis nous avons fait une escale "métro - boulot - dodo - études..." jusqu'à ce qu'ils soient indépendants pour vivre de leur coté en navigant sur leur propre carène. (Les aviateurs disent en volant de leurs propres ailes).
Puis nous sommes repartis à deux pour essayer d'accomplir un tour du monde.

 

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1997

De gauche à droite:

Jean-Baptiste Junior, dit Gibé, grand pécheur de langoustes...

Nathalie, dit Nat toujours souriante, notre meilleur passeport...

Jean-Baptiste, dit Baptiste, constructeur de BANIK...

AniK, l'élément raisonnable du bord.

   
2005

De gauche à droite:

Jean-Baptiste,

AniK,

en route pour le tour du monde

 

 

   

Les temps forts de chacun :

Que dire sur nous qui ait un peu d'intérêt pour tout le monde ?  Que dire qui soit à la fois personnel et instructif ?

Nous avons chacun écrit un petit paragraphe qui exprime un bon souvenir à l'issue du dernier voyage de deux ans en famille en 1997...

Nathalie :

Nous rejoignions la plage en nageant quand tout à coup un, puis deux corps fuselés sont passés tout près de moi. Sur le coup j’ai eu peur car la veille on avait vu des requins dans un bassin. Mais j’ai tout de suite reconnu deux dauphins qui avaient envie de jouer. J’ai réussi plusieurs fois à les toucher et alors ils partaient à toute allure puis revenaient comme pour jouer à pris pris . Gibé et papa sont venus me rejoindre. On essayait de descendre à 4 ou 5 mètres et de faire de longues apnées car c’est à ce moment la que l’on se sentait vraiment tout près d’eux. "    Îles du Rosaire en Colombie

 Pour en savoir plus sur Nathalie

Gibé :

" Ce qui est sympa c’est de faire des activités différentes : la planche à voile, la plongée en bouteille, la chasse sous-marine et les visites de pays…. Après avoir fait une traversée on a besoin de marcher. Avec papa on a escaladé  tous les points culminants des endroits où nous sommes passés :

Le Teide aux Canaries (à pied, pas en téléphérique ) point culminant de l’Espagne
le Pico aux Acores : point culminant du Portugal,
le pic Bolivar point culminant du Venezuela,
le volcan San Pedro au Guatemala,
la montagne Pelée en Martinique etc … "
On a même fait le Mont blanc quand on était en France

 Pour en savoir plus sur Gibé

Anik :

C’est le Guatemala qui m’a le plus marquée. Nous y sommes restés deux mois, en naviguant sur des lacs et des rivières . De l’eau douce à volonté, des abris partout, des indiens dans la jungle qu’il faut approcher avec délicatesse et respect et qui sont aussi curieux de nous que nous le sommes d’eux.

Mais surtout une grande richesse historique (Les traces d'Histoire ancienne sont quasi inexistantes aux Antilles) que l’on découvre en parcourant les vastes cités mayas comme à Tikal. Il faut venir se percher, avant le lever du jour, au sommet d’un temple qui dépasse la cime des grands arbres, et voir la jungle se réveiller, entendre les premiers cris des oiseaux cachés par la légère brume. Et puis la brume se dissous, effacée par le soleil, dévoilant jusqu’à l’horizon un océan de verdure. J’ai vu des dizaines de levers de soleil sur l’océan aucun ne m’a impressionnée comme celui là. "

Pour en savoir plus sur Anik

 Jean-Baptiste :

"Ce qui m’étonne le plus, après coup, c’est la maturité de navigateur voyageur que l’on a acquise, que toute la famille ensemble, a acquise...  On navigue facile sans problème majeur de quelque nature que ce soit.

Pourquoi cela se passe bien aujourd'hui:

Notre voilier: Banik a eté mis à l'eau en 1990. Il est bien rodé, tout ce qui devait casser a cassé et a été réparé définitivement. Pour l’avoir construit et entretenu par nous même il n’a aucun secret pour nous.

Notre expérience: forgée par plusieurs grands voyages nous donne aujourd’hui une certaine sérénité face aux multiples questions que l'on se pose au début. On est quelques fois éberlué par les petits riens qui deviennent des montagnes pour certains. (Mais souvenons nous aussi des doutes qui nous ont habités à nos débuts.)

Les enfants ont grandi: Nous sommes moins stressés par leurs moindres faits et gestes, au contraire ils nous facilitent le voyage:

Nathalie blonde, naturelle et souriante nous introduit chez les gens qui la prennent de suite en sympathie.  A 12 ans Nathalie totalisait 4 transats.

Gibé, avait 17 ans en 97, il est un vrai marin sur qui on peut compter en toutes circonstances.

Les parents ont mûris:  Anik a dissipé ses appréhensions légitimes de jeunesse... Elle a maintenant une totale confiance dans son bateau (et son capitaine ?!?). Anik n’a jamais le mal de mer, elle est capable de cuisiner par tout temps et le moral des troupes s’en ressent…c’est bon de rigoler tous ensemble, à l’intérieur, autour d’une grosse gamelle, quand le voilier est à la cape…(En tout cas c’est mieux que de paniquer).

En ce qui me concerne, j'ai compris qu'il fallait un peu moins courir et un peu plus profiter des bonnes choses de la vie, chaque jour... S'il m'est encore difficile de mettre en pratique ce principe dans la vie quotidienne (quand il faut trimer pour remplir la caisse du bord),  je suis par contre, très calme et détendu en navigation et l'ambiance du voyage est ainsi définie...  Nous avons rencontré des équipages qui avaient tout pour vivre une superbe aventure et qui la gâchent,  tout simplement à cause du stress des parents qui déteint sur l'ensemble de la famille.

Pour en savoir plus sur Jean-Baptiste

 

Quelques informations en vrac :

Notre essai d'équilibre depuis plus de 25 ans:

L'alternance des périodes à terre et des périodes en mer nous permet de rester toujours dans le désir de quelque chose : Soit le prochain départ pour voyager sur les océans,  soit les futures retrouvailles à terre. Cela permet aussi de remplir la caisse du bord par des périodes d’activité intense et de dépenser ensuite toutes les économies en voyageant. Cela a permis aux enfants d’alterner quelques années en collège ou lycée avec des années de cours au CNED. Nous avons eu des époques de construction des bateaux, des périodes de travail au bureau et des temps de voyages, etc...

 

Anik et Jean-Baptiste ont construit 2 voiliers:

Un Trismus 37’ en sandwich balsa polyester (déjà appelé Banik) avec lequel nous avons navigué 3 ans, dont deux en compagnie de Gibé en Méditerranée avant de perdre notre bateau suite à un démâtage.

Quelques images de cette époque

 
Un deuxième Banik en acier sur lequel nous avons vécu 6 ans dont deux voyages de 2 ans en mer des Caraïbes sur une période de 15 ans. Puis c'est le départ pour le tour du monde actuel. Nous sommes de nouveau en route depuis 2004.

 

Qui, où, de quoi parle t-on dans ce site  ???

Le voyage à partir duquel a été créé ce site s'est déroulé de 1995 à 1997 :
La famille se composait à l'époque de Jean-Baptiste  :42 ans;  Anik : 40 ans;  Jean-Baptiste Junior, dit Gibé: 16 ans;    Nathalie: 11 ans;   notre voilier Banik: 8 ans

L’itinéraire de ce voyage:  Départ de Lille par les canaux, traversée de toute la France jusque port Saint Louis du Rhône puis Baléares, Gibraltar, Tanger, Canaries, Martinique, (lors du précédent voyage nous nous étions arrêtés aux îles du Cap vert) toutes les Antilles, Venezuela, Colombie, Honduras, Guatemala, Belize, Mexique, Cuba, Bahamas, Açores, La Corogne, Dunkerque....En deux ans… Voir la carte

 

Le voyage actuel autour du monde est celui qui permet de continuer à enrichir le site.
Les jeunes sont maintenant  indépendants. Les parents ont atteint la cinquantaine (nous sommes restés très jeunes dans la tête et la silhouette) et nous repartons à deux. Le projet est un tour du monde pour avoir plein de souvenirs et beaucoup de choses à raconter dans les Cahiers de voyage de Banik.


Anik et Jean-Baptiste en 2006 et 2007

 

Le cap principal est : Vers le soleil couchant.

 

   

 

 

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