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Nous naviguons en famille depuis
1980:
Nous (Anik et
Jean-Baptiste) avons commencé la voile adolescents, sans se connaître,
chacun en dériveur sur le bord d'une plage de vacances. Puis ce sont
les débuts des aventures marines ensemble en réalisant de petites
navigations en club ou sur des voiliers de locations avec des amis.
Mais ce n'est qu'à partir de 1980 (l'année de naissance de notre
fils et l'année de la mise à l'eau de notre premier Banik) que nous
avons réellement commencé à naviguer en famille.
Voici quelques
dates, parcours, et les temps que nous avons mis... Vous trouverez ensuite
une description un peu plus détaillée de notre voyage de 1995 -1997 qui a
inspiré la création du site Internet de Banik et
une description du tour du monde
en cours qui permet de continuer à l'enrichir ...
Historique
et
principales traversées, durées et distances:
| De début1977 à
mi 1980: Après une rencontre avec
Patrick Van God, construction du premier Banik qui est un
Trismus en sandwich balsa polyester.
Juillet à
décembre 1980,
(sans moteur et en navigant au sextant) :
Dunkerque
=> Gibraltar : 13 jours.
Gibraltar => Bandol : 9 jours. Navigations en Corse, île d'Elbe, cote d'Azur puis
retour hivernal par étapes jusque Dunkerque en novembre et décembre.
Beau galop d'essai de 2700 milles sans problème pour notre Trismus.
1982 -1983
(avec moteur mais sans GPS ni Satnav): Dunkerque =>
Méditerranée, balade en Corse, Sardaigne, Sicile, côte
italienne... Le voyage s'arrête le 3 septembre 1983 au large de
la Corse. Banik démâte, le mat perfore la coque, le voilier
coule emportant nos rêves de voyages.
De 1985 à 1990
: Construction du deuxième Banik, en acier cette fois.
L'esprit qui nous guide est de faire un bateau "tour du monde" à
l'abri d'un maximum de soucis.
1990 :
Nouveau départ :
On largue tout pour plus de deux ans. Départ de Lille (59) pour la
Méditerranée par les canaux. Le nouveau Banik est en acier mais
il n'est pas achevé.
Mise en place du gréement à Palavas les Flots. Rodage vers la Corse puis
Baléares, Gibraltar, Tanger...
Février 1991: Canaries => Cap Vert: 8 jours
Mars 1991: Cap Vert => Grenade
aux Antilles : 17 jours
Mai 1992
(apparition du GPS à bord) : Floride => Bermudes: 8 jours.
Et rencontre avec une trombe dans le fameux triangle.
Juin 1992: Bermudes => Açores: 18 jours
Juillet 1992: Açores => Dunkerque: 14 jours
Novembre
1995 : Nouveau départ de Lille (59). Voir les détails
du voyage de 95 à 97 plus bas)
Février 1996: Canaries
(Tenerife) => Martinique: 26 jours et 18
heures... 2610 milles en direct, 2760 milles parcourus. Banik est très régulier sur les longues distances...
Lourdement
chargé, il n'était cependant pas très rapide: 4.8 nœuds de moyenne.. Ça
ne fait rien on se sent bien au grand large..
Mai 1997: Bimini (aux Bahamas) => Açores: 25 jours et 18
heures... 2710 milles en direct, 2800 milles parcourus... pendant ce trajet nous avons
péché plus de 55 kilos de filets de thon ce qui représente 90 parts de repas mis en conserve...
La
cocotte est restée souvent en pression...
Avril 2005
:
Canaries (Gomera) => Martinique 19 jours et 13 heures : 2781 milles
parcourus. On s'est équipé d'un régulateur d'allure Beaufort. Il a barré durant
une bonne partie de la transat et nous avons pu mettre plus de toile qu'avec le petit
pilote électrique. Résultat : Une moyenne de presque six nœuds. Nous avons
mis en conserve 130 parts de repas de poisson. Dorade, Tasar, Marlin.
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Juin 2006 :
De Panama à l'archipel des Galápagos. 12 jours pour parcourir
1198 milles sur le fond alors que la distance entre Panama city
et les îles est de 880 milles. Navigation désagréable sans vent
au début puis au bon plein avec un vent soutenu dans le nez
accompagné d'un courant contraire aussi . Heureusement le
dernier jour le vent à adonné nous permettant de rejoindre une
des îles de l'archipel et de reprendre des forces.
Juillet
2006 : Des Galápagos aux Gambier en Polynésie française.
23 jours et 15 heures pour parcourir 3025 milles sur le fond
(à 5,4 nœuds de moyenne) . La ligne droite est de 2930 milles,
100 milles de moins, ça montre bien que nous ne nous
sommes quasiment pas écarté de la route appuyé sur le travers
par un alizé de SE très constant.
| Septembre
2006 : Des Gambier aux Marquises (Fatu Hiva). 811 milles
parcourus sur le fond en 7 jours et 6 heures. Belle navigation
quasiment tout le temps avec un petit vent de travers.
Novembre
2006 : Des Marquises (Nuku Hiva) à Tahiti : 9 jours et 14
heures (sans compter l'escale à Apataki aux Tuamotu) pour
parcourir 807 milles sur le fond. C'est très lent, il n'y avait
pratiquement pas de vent avec un record de 61 milles en surface en
24 heures.
Aout 2008 : De
Mopelia en Polynésie Française à Palmerston aux îles Cook. 552 milles
parcouru en 3 jours et 22 heures. Le nouveau pilote hydraulique permet de
maintenir la toile plus longtemps et ça se sent dans la moyenne : 5,9 nœuds
avec un départ assez lent par manque de vent.
Aout 2008:
De Palmerston à Niue (petit état indépendant avant les Tonga): 400 milles en
3 jours et 8 heures. Ca fait 5 nœuds de moyenne.
Septembre 2008 :
De Niue à Wallis (ile française près de Futuna) 533 milles en 4 jours et 20
heures. La moyenne est descendue à 4,6 nœuds mais on s'est ralenti beaucoup
les dernières 24 heures pour arriver devant la passe au petit matin à mi
marée montante.
Septembre 2008 :
de Wallis à Nouméa en Nouvelle Calédonie : 1100 milles en 8 jours et 22
heures ( sans compter le petit stop à l'île Rara au Fiji). Moyenne 5,1
nœuds.
Juin 2010:
De l'île de Santo au Vanuatu à Darwin en Australie: 2330
milles non stop en 17 jours et 20 heures en passant par le détroit de Torres pas
très accueillant ce jour là, comme souvent. Soit une belle moyenne de 5,4 nœuds
sur un long parcours assez technique.
Puis, à partir
d'Aout 2010, navigations en Indonésie, Malaisie, Thaïlande...
par petites étapes voir le détails plus bas...
Navigation en Indonésie où
l'on rencontre de jolies balinaises. |
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Détails du parcours
du voyage de 1995 -1997:
Le voyage
1995 - 1997
a commencé dans le Nord de la
France, à Lille sur le canal. Comme l'hiver approchait et que nous n'avions pas le
courage d'affronter les vents froids d'Ouest pour sortir de la mer du Nord et de la
Manche, nous sommes descendus par les canaux jusque Marseille. La Méditerranée, même en
hiver, c'est déjà du dépaysement pour nous, les ch'tis.
Les Baléares, Gibraltar, le Maroc, les Canaries ... Ouf il commence à
faire bon, Ça sent les alizés. Au cours des escales on retrouve des voiliers connus, les
amitiés se nouent très facilement comme toujours. A peine redescendus du sommet du Teide
(sur l'île de Tenerife 3700 m) nous nous lançons pour
notre troisième traversée de l'Atlantique.
Les
Antilles, les Grenadines, Trinidad, les îles au large du Venezuela, Curaçao: autant
de sauts de puces, autant de mouillages de rêves jusque Cartagena en Colombie, la plus
belle ville coloniale des Caraïbes. Que de rencontres... Les pécheurs du Honduras, les
éleveurs du Petén au Guatemala, les voyageurs qui nous accompagnent au Belize...
Cuba est fidèle à l'image que nous nous en faisions: Des fonctionnaires
tatillons qui nous mettent 7 jours en quarantaine, mais aussi des gens cultivés et
sympathiques une fois la paperasse en règle...
Dernières
baignades dans les plus belles eaux que nous connaissions à ce moment là, aux Bahamas avant le grand saut du retour
avec une escale obligatoire à Horta aux Acores: Le point de rencontre de tous les
navigateurs transatlantiques. |
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Nous
racontons ces deux ans de croisière dans notre livre "Car la mer est
notre jardin" enregistré sur le CD de Banik
Comment se procurer le CD rom de Banik
La carte du
parcours de ce voyage 1995 - 1997
Programme du
tour du monde actuel commencé en 2004:
Nous sommes repartis de Dunkerque en 2004. Le premier objectif est de sortir de la Mer du Nord, de la Manche et de
passer le Golfe de Gascogne. Nous avons commencé les découvertes en pénétrant beaucoup de baies et de
rias en Galice au NW de l'Espagne. Nous avions chaque fois shunter cette
magnifique région. Madère est une autre découverte pour nous car nous étions
aussi passés sans nous arrêter aux
deux précédents voyages. Puis les Canaries et la traversée vers les Antilles que nous retrouvons avec
beaucoup de plaisir ainsi que, plus loin, la superbe ville de Cartagena en
Colombie. Nous avons fait un petit break de deux mois et demi pour aller crapahuter,
sac à dos, au Pérou, en Bolivie et un tout petit bout de Chili. C'est bon
d'aller se dégourdir les jambes. C'est aussi ça le voyage en bateau. Notre navigation nous
amène à Panama en avril 2006 et nous allons tracer pour la
première fois un long sillage dans le Pacifique... Les îles mythiques
des Galápagos riches d'une flore et d'une faune unique
au monde. Les Gambier archipel perdu dans l'immensité de l'océan où nous avons
découvert les plus belles perles noires et participé à une récolte. Les Marquises qui sont les plus attachantes des îles polynésiennes, on a
envie de tout connaître de l'histoire et des coutumes de ses habitants,
descendants des guerriers maoris. On a même failli se faire tatouer. Tahiti, Moorea et les îles sous le vent : Huahine, Tahaa, Raïatea, Bora
Bora, Maupiti... Tous ces noms évoquent des destinations de rêves. Mi 2007 - mi 2008: Nous arrêtons le voyage durant un an pour vivre une
aventure d'un tout autre genre. C'est ce que nous avons appelé notre
"aventure santé" qui se concrétise bien,
fort heureusement. Jean- Baptiste retourne sur Banik et reprend sa route en aout 2008, cap à l'Ouest pour rejoindre la
Nouvelle Calédonie avec quelques escales hors des sentiers battus: Mopélia, Palmerston, Niue, Wallis. Octobre 2008 et toute l'année 2009 . Anik retrouve Banik et son capitaine
pour un an d'exploration autour de la Nouvelle Calédonie. Mai 2010: Nous remontons tout l'archipel des iles Vanuatu. Super souvenirs,
grosses émotions au sommet du volcan Yasur, mais surtout de très bons moments grâce aux rencontres que nous avons faites sur toutes les
iles. Les ni-vans sont des gens particulièrement attachants. Notre seul regret est d'y être passé trop vite. Le Vanuatu est un pays
à part. Juin 2010:
Nous rejoignons ensuite directement Darwin en Australie. Escale importante
pour refaire des vivres à l'occidental même si c'est très anglo-saxon... C'est
là aussi que nous réglons la partie administrative qui nous permettra de
partir vers l'Indonésie. Nous obtenons un permis de navigation de 3 mois
(avec le rallye sailindonesia) et nous l'utiliserons jusqu'au bout.
De aout à novembre 2010: Les temps forts de notre passage en Indonésie sont un
très beau treck jusqu'au sommet du volcan Rinjani sur l'île de Lombock, notre
chasse photographique des dragons de Komodo sur l'île de Rinca, la grâce et les
visages figés comme des poupées des danseuses balinaises, la force tranquille
des orang outang en liberté dans la foret de Bornéo... Novembre 2010, après l'Indonésie et une brève incursion à Singapour, nous
remontons toute la cote W de la Malaisie en profitant de l'intersaison entre
les deux moussons. A part pour la ville de Malacca qui a donné son nom au
fameux détroit, nous faisons plus du convoyage que du tourisme car c'est en
Thaïlande que nos enfants viennent nous rejoindre pour passer les fêtes en
famille. Nous ne pouvons pas manquer le rendez vous.
Premier semestre 2011, Banik est mis en chantier pour une
grosse cure de jouvence... C'est la révision générale des 20 ans.
Découvrez
les nombreuses anecdotes du voyage avec beaucoup de
photos inédites par rapport au site, ainsi que les détails maritimes de
notre aventure autour du monde ...
dans les cahiers de
voyages de Banik.

Le lagon de Bora Bora et le sommet
du mont Otemanu (727 m.) dans les nuages
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